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Développement professionnel

  • Nouvelle culture

    Nos façons d'être en relation ont évolué
    avec l'arrivée des écrans

    Serge Tisseron* l'explique par l'émergence d'une culture des écrans comme il y avait une culture du livre. L'une et l'autre véhiculent des repères et des valeurs spécifiques. De l'une à l'autre se produisent 4 grands changements.

    enfant, livre, ordinateur

    Dans la relation au savoir

    • hier c'était la culture du Un (un seul lecteur, un seul auteur, imprimé c'est définitif...) et le savoir descendait verticalement,
    • aujourd'hui c'est la culture du Multiple (à plusieurs derrière l'écran, plusieurs créateurs, tout est provisoire...) et le savoir se déploie horizontalement dans des directions multiples.

    Dans la relation aux apprentissages

    • hier avec les dimensions Temporalité et Mémoire (pensée verbale linéaire, attention approfondie...) l'apprentissage se faisait par répétition,
    • aujourd'hui avec les dimensions Spatialité et Innovation (pensée en image spécialisée, hyper-attention, mémoire de travail...) l'apprentissage se fait par changement de stratégie et inhibition des apprentissages antérieurs.

    Dans la relation à l'identité

    • hier une Identité unique, stable conduisait, pour se protéger du conflit entre désirs et interdits, à refouler ses désirs,
    • aujourd'hui avec des Identités multiples, se protéger du conflit entre dépendance et séparation conduit au clivage.

    En matière de liens et de sociabilité

    • hier la proximité était Physique, avec ses proches, et l'on ne dévoilait pas trop son intimité pour préserver son appartenance au groupe,
    • aujourd'hui la proximité est motivée par le Partage d'intérêts, à travers toute la planète, et l'on cultive l'appartenance en exposant ses expériences les plus intimes (il se trouve toujours quelqu'un pour s'y reconnaitre !)

    Les deux cultures sont amenées à coexister

    Les deux cultures ont chacune des avantages : le livre permet de s'approprier son histoire, les écrans développent l'intelligence visiospatiale et la capacité à faire face à l'imprévisible...

    Les deux cultures sont amenées à coexister et les générations actuelles à s'enrichir mutuellement des ressources qu'elles tiennent de l'une et l'autre culture.

    Qu'avez-vous de précieux à partager et à recevoir ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 27 juin 2019 : Mieux comprendre les mutations sociétales et identitaires liées à la culture des écrans

  • Les étapes de l'alchimie

    Tandis que l'aspiration à être heureux progresse partout dans le monde, le désenchantement n'a jamais été aussi grand. Pour transformer la situation Olivier Berut* propose de suivre les étapes de l'alchimie : l'œuvre au noir, l'œuvre au blanc, l'œuvre au rouge.

    Alchimiste dans son atelier

    L'œuvre au noir

    C'est le désenchantement face aux ruptures écologique, digitale, économique, de la complexité et du sens.

    Face à ce constat, les trois principales tentations sont :

    • la peur (tendance à mettre la tête dans le sable)
    • le cynisme (tendance à profiter)
    • l'égoïsme (recherche de distraction)

    Remarquons que ce ne sont ni plus ni moins que les trois ennemis de toujours dans chacune des cultures.

    L'œuvre au blanc

    Elle passe par une reconquête personnelle, car « le premier devoir de l'empereur c'est d'aller bien » (proverbe chinois).

    Cette reconquête est triple :

    • éloge de la beauté : tâchons de nous émerveiller
    • éloge de la sagesse : tâchons d'en faire quelque chose de bon
    • éloge du courage : passons à l'action

    La encore on reconnaît les grandes figures de toutes les cultures.

    Olivier Berut évoque une spiritualité pour agir et nous encourage à nous donner les moyens d'être en forme en rythmant, en ritualisant notre vie avec ce qui nous fait du bien.

    L'œuvre au rouge

    Elle consiste à créer du collectif :

    • mettre en commun les talents individuels (coopération)
    • créer de la valeur pour tous et pour chacun (intelligence collective)
    • pratiquer le co-contrôle (mesurer la performance collective)

    Les organisations deviennent ainsi complexes, vivantes et guidées par le sens, comme le vol d'oiseaux migrateurs qui sait d'où il vient et où il va et qui s'adapte à tout ce qui se passe en vol.

    Choisir la vie

    Et vous personnellement, où en êtes-vous du désenchantement, de la reconquête personnelle et de l'investissement dans le collectif ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr


    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 30 mai 2018 : Le ré-enchantement de l'entreprise... et puis quoi encore ?

  • L'art du collectif

    Grégoire Jeanmonod* est passionné de peinture et c'est donc tout naturellement qu'il illustre l'art du collectif au travers de morceaux choisis de l'histoire de la peinture. De fait, si l'artiste est solitaire dans sa création il est très entouré avant (d'un réseau) et après (d'une équipe).

    Jeunes enfants peignant ensemble une grande fresque

    Première leçon avec une toile à quatre mains d'Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat : chacun des artistes est resté lui-même, c'est la tension entre les deux qui a fait le chef d'œuvre. Sortons de la concurrence pour entrer dans la complémentarité.

    > Reconnaissons nos forces et celles des autres

    Deuxième leçon avec une école d'art remarquable, le Bauhaus. Sa créativité découle de principes fondateurs : « faire du jeu une fête, d'une fête un travail, du travail un jeu ».

    > Valorisons les temps informels

    Troisième leçon avec un collectif d'artistes qui deviendront les impressionnistes : ils ont travaillé ensemble pour permettre le succès de tous.

    > Serrons-nous les coudes en gardant à l'esprit le sens du projet commun

    Quatrième leçon avec le projet fou de redresser une obélisque au Vatican : c'est quand tout semblait perdu que l'architecte urbaniste a pensé à profiter de l'aide du marin de passage.

    > Demandons de l'aide avant d'en avoir besoin

    Cinquième leçon avec le désir de Frida Kahlo de faire comprendre sa souffrance par la peinture : la malédiction du savoir conduit à créer l'opacité tandis que nous cherchons à expliquer. Rien ne vaut une métaphore.

    > Adaptons nos propos à nos interlocuteurs

    Et un bonus avec trois amis réunis pour peindre le même héron : finalement Renoir a choisi de peindre Bazille peignant le héron.

    > Observons et saluons les efforts des autres

    Quelle est votre plus belle contribution à l'art du collectif ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir, le 27 septembre 2018 : L'art du collectif, poser un autre regard sur nos métiers et nos pratiques.