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Parents

  • Accélération

    Il y a de nombreuses façons de constater que notre société évolue à grande vitesse. Pour ma part c'est au contact des jeunes que j'en prends le plus conscience. Cela fait six ans que je les accompagne dans leur orientation. C'est à la fois beaucoup d'expérience et pas tant d'années que ça. Pourtant, plusieurs fois déjà, j'ai remarqué comme des changements de génération.

    Des générations qui se succèdent

    La première fois j'avais sollicité une supervision car je m'inquiétais : certains lycéens n'adhéraient pas comme d'habitude à l'idée de se construire un projet. Cathy m'avait éclairée : ce n'est pas de ton côté qu'il faut chercher. Ce sont les jeunes qui ne sont plus les mêmes. Avec tous les collègues nous constatons la même chose. Beaucoup n'ont plus envie de se projeter dans un métier et même dans des études longues.

    Soit. Je prévenais déjà les parents que le projet de leur enfant risquait de changer plusieurs fois en cours de parcours... ce n'était plus le sujet. Changement de génération.

    Des adolescents en recul par rapport au monde des adultes

    Dernièrement j'ai été frappée par un nouveau constat. J'accompagne de nombreux étudiants lors de leur arrivée en école d'ingénieur après les classes préparatoires. Très souvent ils se sont concentrés sur la réussite des concours et ils n'ont pas encore vraiment réfléchi à leur avenir. Parfois ils ont déjà un vrai projet. Quoi de neuf dernièrement ?

    « Jusqu'à il y a quelques mois je savais exactement ce que je voulais faire mais quand je vois ce qui se passe... je n'ai plus envie, je ne sais plus ce que je veux faire. » Pour Morgane il est question d'informatique et c'est la privation de liberté qui l'effraie. C'est déjà le cas, insiste-t-elle. On est tous concernés !

    Des jeunes critiques par rapport à ce que nous leur proposons

    « Je ne suis pas spécialement attirée par ces disciplines mais quand je vois ce qu'on s'apprête à y faire je me dis qu'il faut absolument suivre ça de près, travailler dans le domaine pour savoir. » Pour Quentin il s'agit de bio-mécanique et c'est l'idée qu'on modifie l'être humain qui l'effraie. Ça risque de nous échapper, poursuit-il !

    Pas facile pour ces jeunes de se projeter dans l'univers professionnel avec cette conscience aiguë de ce qui se dessine et qu'ils rejettent, à l'image de la mobilisation massive de la jeunesse quant à l'avenir de la planète.

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    Un avenir qui leur appartient

    Ils nous bousculent et, plus que jamais, nous ne pouvons que les laisser inventer leur avenir. Personnellement cela force mon humilité tandis que je les accompagne dans leur orientation.

    Et vous, comment vivez-vous les interpellations des jeunes générations ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de cultiver l'ouverture.

    Je prends RDV avec Paule

  • Gonflé à bloc

    Chaque dernier dimanche avant la rentrée scolaire, c'est la pétanque de la copropriété, une grande journée de convivialité entre voisins : pétanque, barbecue, animations... Une journée que j'apprécie beaucoup, en plein air, loin de ce qui nous occupe habituellement, simplement jouer, plaisanter, prendre des nouvelles.

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    Certains n'osent pas s'inscrire au tournoi ou préfèrent rester sur le bord du terrain. Pourtant il est vraiment organisé pour tous, avec des équipes redéfinies à chaque partie de façon à multiplier les possibilités d'échanges, puis des équipes mêlant les meilleurs joueurs aux moins habiles pour équilibrer le jeu. Chacun plaisante sur l'intensité de son entrainement depuis la précédente édition – la plus souvent nulle. L'ambiance est très bon-enfant. Les conseils entre boulistes sont bien sûr de la partie mais plus encore les encouragements et compliments entre voisins et amis, de sorte que chacun se mette à l'aise.

    Une ambiance qui mette en confiance

    Cette année, j'ai remarqué au cours de la matinée que la qualité de jeu de Christian dépendait beaucoup de son moral alors, l'après-midi, j'ai choisi de m'en amuser : j'ai pris grand soin de l'encourager à chaque fois qu'il avait bien joué. J'ai aussi mis beaucoup de bonne humeur, stimulant le côté ludique. Il a joué de mieux en mieux. Il s'est de plus en plus enhardi à supprimer les boules gênantes. Il était comme dopé par tant d'attentions positives et de succès. Nous jouions dans la même équipe et je vous confirme que nous avons remporté le premier prix !

    Des appréciations ciblées qui stimulent

    Quand vous êtes-vous ainsi senti porté.e par des paroles valorisantes ? Et vous-même quand en avez-vous offert à d'autres ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de positiver.

    Je prends RDV avec Paule

  • La mouchitude

    Maximilien Brabec* était venu nous parler d'innovation et il tenait à nous faire comprendre que nos connaissances nous empêchent d'innover. Alors il relata une expérience : celle de la mouche et de l'abeille.

    Mouche

    Imaginez un tube dans lequel on fait entrer une abeille. Très vite l'abeille apprend qu'il y a une sortie à l'autre bout pour s'échapper et dès qu'on la fait entrer dans le tube elle file vers la sortie.

    Lorsque l'on réalise la même expérience avec une mouche, elle vole en tout sens, se cogne partout et, tout à fait par hasard, finit par arriver à la sortie. Lorsqu'on renouvelle l'expérience, tout se passe de la même manière. Elle n'apprend pas mais finit toujours par sortir.

    Bien sûr vous trouvez qu'il est plus intéressant d'être une abeille. Vous trouvez la mouche bien bête.

    Attendez, il y a une suite à l'expérience. On obture la sortie avec une plaque de verre et on recommence.

    Ce que nous avons appris nous empêche de nous adapter

    L'abeille fonce à la sortie et se cogne impuissante. Elle insiste et reste prisonnière dans le tube.

    La mouche vole en tout sens, se cogne partout et, tout à fait par hasard, finit par revenir à l'entrée et s'échapper.

    Certes ce n'est pas sympathique pour l'abeille mais la vie est-elle toujours sympathique avec vous ? Ne vous arrive-t-il pas d'essayer encore et encore, toujours de la même manière ?

    Alors face à ce constat, préférez-vous continuer à faire l'abeille ? Pourquoi n'essayeriez-vous pas n'importe quoi d'autre ? Une fois, deux fois, dix fois... n'importe quoi jusqu'à ce que ça marche ! Auriez-vous peur de passer pour une mouche ?

    C'est le moment d'essayer n'importe quoi d'autre

    Maximilien Brabec a donné des noms à ces deux attitudes : l'abeillitude et la mouchitude.

    Quel est cette situation où vous vous obstinez dans l'abeillitude ? Quand décidez-vous d'oser la mouchitude ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) j'évoque ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 28 mars 2019 : Comment rendre l'entreprise performante en désapprenance ?

    J'en ai marre de mon impasse.

    Je prends RDV avec Paule