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Développement personnel

  • Ce n'est pas la question

    Le petit groupe de jeunes que j'accompagnais passait par un creux de motivation et avait eu tendance, ce jour là, à rejeter ce que je proposais.

    En fin de journée je rentrais pourtant émerveillée de plusieurs belles productions de leur part. Tandis que je racontais à mon collègue la prise de conscience d'une des participants, qu'avec le recul elle portait un regard différent sur une expérience qu'elle avait d'abord rejetée, tout s'est éclairé en moi.

    Coaching pas la question crédit Steve Jonhson sur Unsplash-redim.jpg

    Bon sang mais c'est bien sûr ! Voilà ce sur quoi je dois les accompagner. Ils ont tendance à balayer d'un revers de manche tout ce que la vie leur propose – et que leur reste-il après ? – Ils ont besoin d'apprendre à faire le tri, à se donner le temps :

    • d'abord ce qu'ils ont observé, analysé, fait, compris…
    • seulement ensuite, comment ils ont vécu et apprécié l'expérience

    Apprendre à faire le tri

    Et je m'y applique désormais. Lorsque je leur fait relire des journées d'initiation en atelier ou des visites d'usine, je précise d'emblée que mes questions sont précises – qui, quoi, où, quand, comment… – et que ce sont des réponses à ces questions là que j'attends d'eux.

    Ils pourront bien sûr me donner leur ressenti – ce qui les attiré ou repoussé, si cela leur donne envie de faire ce métier là ou un autre – mais seulement quand je leur demanderai !

    Je l'inscris au tableau :

    • Quoi, quoi, où, quand, comment, pourquoi… ?
    • Votre avis quand je vous le demande

    Et maintes fois dans la journée j'y reviens. Attention Clara, ce n'est pas la question !

    Cela prend tout son sens lorsque nous simulons des entretiens d'embauche. Ils racontent leur parcours : chaque expérience en quelques mots à peine, puis immédiatement « je n'ai pas aimé ».

    Attention Léo, crois-tu que cela va donner envie au recruteur de te choisir ? Ce qu'il veut connaître c'est ton expérience : qui, quoi, où, quand, comment…

    S'il te demande comment tu as apprécié, alors tu répondras, mais tu t'empresseras de préciser qui, quoi, où, quand, comment… pour montrer que tu cherches vraiment.

    Choisir ce que l'on dit

    Et nous les adultes, tandis que notre avis n'a jamais autant été sollicité (sondage, applications sur nos smartphones), savons-nous encore faire le tri ? Constater les choses comme elles sont, chercher à les comprendre plutôt que de les rejeter en bloc.

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de faire du tri dans mes idées.

    Je prends RDV avec Paule

     

  • Quand l'irrationnel souffle sur le monde

    Bien des évènements géopolitiques actuels semblent irrationnels et de fait, de toute part, les émotions montent, les mémoires remontent. C'est ce qui a poussé Astrid du Lau d'Allemans* à s'interroger : les peuples ont-ils une âme ?

    Quand l'irationnel souffle sur le monde- coahing.jpeg

    Sa réponse est oui et elle la développe avec ses repères psychanalytiques. Elle observe que les peuples ont :

    • une identité – Moi
    • une part éduquée par des contraintes et des limites – Surmoi
    • des Pulsions – Ça
    • des Mémoires qui génèrent des reproductions quand elles ne sont pas apaisées
    • une Ombre que l'on aimerait cacher
    • une part plus élevée – Soi
    • un Ego…

    Les peuples ont une âme

    C'est ainsi que les peuples réagissent très fortement (Pulsion) lorsque le déclencheur de leur Ça est activé :

    • égalité pour les Français
    • liberté pour les Anglais
    • ordre pour les Allemand
    • puissance pour les Américains
    • frontière pour les Russes
    • perdre la face pour les Chinois

    C'est alors que leur Ombre est la plus exacerbée :

    • jalousie/arrogance des Français
    • égoïsme/supériorité des Anglais
    • impérialisme/autoritarisme des Allemands
    • pas de limite des Américains
    • brutalité des Russes
    • l'individu n'existe pas des Chinois

    Cela n'enlève rien de ce qu'ils apportent au monde (Soi) :

    • universalisme des Français
    • pragmatisme des Anglais
    • organisation et philosophie des Allemands
    • générosité/messianisme des Américains
    • patience/musique des Russes
    • perception du temps/taoïsme des Chinois

    Malheureusement, les relations internationales ne prennent pas en compte cette âme des peuples. Les parts éduquées y prennent toute la place (Surmoi).

    Les relations internationales n'en tiennent pas compte

    Cela explique le retour des populismes. Chaque peuple cherche inconsciemment à ne pas revivre ses Mémoires traumatiques et mobilise pour cela son Ego :

    • dominateur pour les Américains
    • manipulateur pour les Russes
    • prédateur pour les Chinois

    Des pistes pour relever les défis communs de l'humanité

    Pour construire l'unité, il est important de considérer le sentiment d'appartenance et les spécificités des peuples. Il faudrait prendre en compte leur inconscient et valoriser le Tout auquel chaque peuple contribue. Pour aller dans ce sens, les défis communs de l'humanité représentent une opportunité.

    Et vous, comment vivez-vous l'actualité géopolitique ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de faire ma part pour l'unité

    Je prends RDV avec Paule

     

    (*) Je relate ici sa conférence du 24 juin 2021 dans le cadre du Club Stratégie et Avenir (c'était avant la guerre en Ukraine).

     

  • Marre de tourner en rond !

    Sylvain m’est adressé par un ami. Il se sent oppressé, angoissé. Il est comme coincé sans savoir dans quoi. Il a l’impression de patauger depuis des années. Il se dit comme perdu au milieu d’un carrefour.

    Il voit un psy depuis 10 ans mais il a l’impression d’avoir déjà tout dit et que cela ne sert plus à rien. C’est souvent comme ça. Au départ, ça fait du bien de mettre des mots, de faire des liens entre ses difficultés et son histoire. Il y a un côté rassurant à trouver des explications. Mais, avec le temps, on constate que comprendre n’évite pas de reproduire les mêmes schémas. Et puis on finit par tourner en rond dans ses explications.

    tourner en rond

    Comprendre n'aide plus

    Sylvain est à la bonne adresse. Avec moi il ne s’agira pas de parler, de chercher des explications. Il a largement assez réfléchi. Ici il s’agira plutôt de recontacter ce qui se passe sur le plan émotionnel et même corporel, de refaire l’unité entre tête, cœur et corps. C’est en refaisant le lien entre tout ça qu'il sera possible de transformer ce qui est inconfortable. Ça lui parle. Il est partant !

    Pour commencer le travail, nous partons de ce malaise global qu’il a décrit lors de notre première rencontre. Je le guide à bien l’explorer dans toutes ses manifestations, émotions, sensations, intensités. C’est alors qu’il peut ressentir et exprimer ce qu’il voudrait à la place.

    Ressentir ce que l'on souhaite atteindre

    Avec mon aide, il explore tous les bénéfices à aller vers ce ressenti, les risques aussi car ce n’est pas si simple d’oser le changement. Nous prenons le temps d’apprivoiser les parts qui ont peur de s’engager sur ce chemin, de rechercher leur consentement car il est impossible d’avancer sans elles.

    De fait l’objectif est ambitieux. Debout à côté de lui, je l’invite à trouver la bonne intonation, les bons gestes pour l’exprimer de tout son corps. Pour finir il l'affirme avec force : je prends le risque d’être tout simplement moi et d’être là !

    Enclencher la transformation

    Et voilà, l’inconscient a bien reçu le message et il s’est mis en route. Il va faire sa part de travail : un travail de fond dont nous pourrons constater les effets au fil du temps.

    A la séance suivante Sylvain met des mots sur un grand écart entre ce qu'il fait la plupart du temps – travailler, s’occuper des autres, utile, efficace – et ce qu’il aimerait faire d’autre – s’occuper de lui, ne rien faire, plaisir. Peu à peu il précise ces deux facettes dont une prend toute la place, empêchant l’autre de s’exprimer.

    Arrivé sans énergie, sans envie, il repart remonté, ras-le-bol de ce constat et pétillant des envies qu’il vient de recontacter. Il est content de constater que cette part étouffée n’est pas si loin et qu’on va pouvoir la réveiller.

    Reconnaître le conflit interne

    C’est l’objet de la suite du travail : apprendre à connaître ces deux parts qui sont en conflit, chercher à les reconnaître dans ce qu’elles ont de positif et ce n’est pas si simple au départ, car le conflit est réel entre ces deux parts – ses deux mains – qui sont promptes à se couper la parole.

    Quelles sont les qualités de chacune ? Quels sont leurs rôles respectifs, leurs intentions positives ? C’est un travail de médiation qui commence et je suis là pour veiller à ce que chaque part puisse dire ce qu’elle a sur le cœur, que la part jusque là étouffée réclame sa place, que la part protectrice accepte de lâcher du lest.

    C’est un travail qui prend du temps, le temps que chaque part apprenne à vivre indépendamment de l’autre. Entre les séances, Sylvain constate comment ça tiraille dans sa vie, comment ça bouge, comme ça progresse.

    Inviter au dialogue

    De séance en séance, chaque part reconnaît qu’elle a un bout de chemin à faire avant d’en arriver à une cohabitation plus juste. Sur ce chemin, chacune découvre qu’elle a besoin de l’autre pour avancer vers un équilibre plus satisfaisant.

    Quand toutes les deux ont suffisamment mûri, je les invite à s'imaginer travailler de concert. Je les guide dans la construction d’une alliance. Elle prend forme sous nos yeux, avec des couleurs, du mouvement. Quand tout semble juste, j'invite les deux parts à sceller cette alliance. C'est un moment de grande émotion. Il s’en dégage une très grande puissance.

    Créer une alliance

    Et de fait, à la séance suivante, Sylvain n’en revient pas. Lui qui en avait ras le bol de travailler, qui avait l’impression qu’il n’en finirait jamais, qu'il n’aurait jamais le temps de vivre après… voilà qu'il s’étonne tout à coup de savoir travailler. Du coup, il a très envie de s’y remettre pour déblayer toute l'accumulation de dossiers en retard.

    Et du côté de son objectif ? Il y a de réelles avancées. Il a eu l’occasion de se positionner avec ses proches dernièrement et c’était simple. Voilà confirmation que l'inconscient a compris l’objectif à atteindre et qu'il y travaille de lui-même, tandis que nous nous occupons des priorités du moment.

    Constater la transformation

    Et de fait, au fur et à mesure que nous travaillons, de nouvelles insatisfactions émergent, qui passaient jusque là au second plan et qui deviennent prioritaires à traiter au fur et à mesure que la personne progresse vers son objectif.

    Chaque accompagnement est différent. Certaines personnes ont besoin de constater rapidement qu’elles vont mieux. D’autres se réjouissent de se sentir de plus en plus vivantes et aspirent à prolonger l’accompagnement.

    De fait, il en est de sa vitalité psychique comme de sa vitalité corporelle. On peut venir me voir pour une remise en forme ou pour une pratique régulière.

    Et vous, comment va votre vitalité ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de me sentir plus vivant.e

    Je prends RDV avec Paule