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Lycéens Etudiants

  • Permis de conduire

    De nombreux parents s'en inquiètent, les auto-écoles avouent leur impuissance : les inscriptions pour la préparation au permis de conduire restent longtemps sans suite. Bien sûr on peut tenter des explications à cette désaffection des jeunes pour le précieux sésame :

    • une moindre envie de se projeter dans la vie d'adulte telle que nous l'incarnons (métro/boulot/dodo)
    • de nouvelles facilités de transport telles le covoiturage
    • la liberté d'explorer le monde et de faire des rencontres avec son smartphone...

    Livret de formation permis de conduire

    Les jeunes se désintéressent
    de ce qui nous semble important

    Les jeunes ont toujours rejeté une part de ce que proposaient les générations précédentes. Ce qui aujourd'hui nous désarçonne c'est que cela se fait sans conflit. Ils ne refusent rien. Simplement ils se désintéressent de ce que nous leur proposons. Et nous restons là, impuissants avec nos bonnes intentions.

    Le permis de conduire n'est qu'un exemple. Le projet professionnel en est un autre. En coaching d'orientation, mes collègues et moi le constatons : les lycéens actuels ont envie de savoir quoi faire à la rentrée prochaine, ils aiment qu'on les accompagne à la découverte d'eux-mêmes, mais quand il s'agit de construire un projet pour l'avenir, les séances de coaching s'espacent : pas disponibles, empêchements...

    Ils ne s'investissent que dans ce qui les motive

    Pourtant Manon savait ce qu'elle avait envie de faire plus tard...

    Quand elle finit par préciser son choix d'école, je m'étonne :
    - cela n'a rien à voir avec le métier que tu vises.
    Elle argumente avec conviction :
    - Je me connais et je ne vais pas m'épanouir dans les écoles qui sont recommandées pour aller vers ce que je veux. Il me faut des projets, du relationnel. Je n'ai trouvé ça que dans cette école.
    - Soit, mais quel rapport entre qui tu es et le métier que tu vas y apprendre ?
    - Je n'en vois pas mais ça va me plaire de réaliser des projets...

    Ils assument de construire en marchant

    C'est vrai, constatant le nombre de jeunes qui bifurquent au cours de leurs études, qui parfois laissent de côté leur diplôme pour se lancer dans tout autre chose, j'expliquais déjà aux parents que l'essentiel est d'avoir un projet qui donne envie d'avancer, quitte à ce qu'il évolue. Manon fait juste un pas de plus : elle assume d'avance qu'elle construira en marchant.

    C'est ce que nous montrent les jeunes à propos du permis de conduire : quand il devient incontournable pour décrocher le job qui leur fait vraiment envie, alors ils retrouvent le chemin de l'auto-école.

    Et si c'était une posture à faire nôtre dans ce monde où tout change tellement ? Que laisseriez-vous de côté parce que vous n'en voyez pas l'intérêt pour l'instant ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

     

  • Ça s'entend vous dis-je !

    Ceux qui font de la radio le savent : le sourire s'entend.

    Soigner sa communication

    C'est donc une habitude à prendre : avant de passer à l'antenne, accrocher son sourire. Ce qui est agréable, c'est qu'en quittant l'antenne le sourire reste bien souvent installé. En souriant on a gagné en bonne humeur. Pas étonnant que les auditeurs l'aient entendu !

    J'évoque souvent cet exemple dans mes accompagnements.

    Y travailler en coaching

    Par exemple pour mettre en garde les jeunes en recherche d'emploi : préparez-vous avant de téléphoner et surtout ne répondez pas au téléphone si vous êtes encore au lit en fin de matinée. Ça s'entend !

    Studio d'enregistrement. Le jeune garçon hurle au micro.

    C'est aussi pour encourager un entrepreneur qui doit rappeler un mauvais payeur pour obtenir son règlement : ne restez pas assis à votre bureau, levez-vous. Votre interlocuteur entendra votre assurance.

    Et encore à une personne que j'accompagnais par téléphone : je vous invite à décroiser les jambes. Effectivement elle venait de les croiser, sans s'en rendre compte, alors que nous avions évoqué l'importance de les décroiser pour que le travail avance mieux. Je ne suis pas magicienne. Cela s'entendait dans ce qu'elle exprimait.

    Adapter sa posture

    Ainsi la posture que nous adoptons s'entend et cela influe positivement sur la qualité de l'échange. Cela vaut le coup de se préparer et de choisir, non ?

    Attention, ça marche aussi dans l'autre sens. Ne décrochez pas le téléphone si vous êtes très énervé de ce qui vient de vous arriver ! Il y a aussi cet agacement d'être encore dérangé par une démarche publicitaire... sauf que cette fois c'est un client potentiel ou un ami dans la peine.

    Ça s'entend vous dis-je ! Et aussi tout ce qui vous entoure quand vous décrochez.

    Et vous, quelle est cette démarche pour laquelle vous allez prendre soin de votre posture ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

  • Vous avez dit prêt ?

    Souvent nous aimerions que les choses avancent plus vite. Nous savons ce que nous voulons, nous faisons tout pour que cela se produise mais cela tarde à venir et nous ne comprenons pas pourquoi.

    Quand la volonté ne suffit pas

    C'est que les choses arrivent quand nous sommes prêts.

    Je suis prêt, me direz-vous : j'ai tout prévu, tout préparé.
    Certes, ce qu'il y avait à penser, à faire, mais vous-même, êtes-vous prêt ?

    Grenouille prête à partir sur sa valise

    Dans les métiers de l'accompagnement nous sommes sensibles à cette question. En effet, nous pouvons nous former, aménager notre espace d'accueil, nous faire connaître mais nous ne pouvons qu'attendre les demandes de rendez-vous. Et c'est là que c'est étonnant : toutes arrivent en même temps. Quand nous sommes vraiment prêts !

    L'inverse est vrai. Que notre disponibilité s'amenuise pour une raison ou une autre (fatigue, autre projet...) et les prises de rendez-vous s'espacent, comme cette amie qui envisageait de prendre bientôt sa retraite.

    Accompagner vers l'objectif visé

    Que faire alors quand ça n'arrive pas ?
    Descendre en soi, sonder sa disponibilité, laisser émerger ce qui nous préoccupe :

    • Ce jeune lycéen qui ne savait pas quoi faire plus tard... peur de quitter le cocon amical et familial.
    • Cette étudiante qui n'arrivait pas à décider de son parcours... besoin de sentir qu'elle resterait libre de le faire évoluer.
    • Ce professionnel qui déplorait l'absence d'opportunités... accaparé par des tensions familiales.
    • Cette personne qui ne trouvait pas l'âme sœur... peur de la trahison.

    S'il y avait une part en vous qui n'était pas prête, qu'aurait-elle à vous dire ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr