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Développement professionnel - Page 4

  • Lâcher prise

    Sans doute connaissez-vous des personnes qui voulaient tellement, qui ont tout essayé sans jamais obtenir ce qu'elles désiraient, jusqu'au jour où elles ont lâché prise, tourné la page, et là, ironie du sort, ce qu'elles n'attendaient plus s'est produit.

    Parfois la volonté fait obstacle !

    lâcher prise

    C'est typiquement le couple qui essayait depuis plusieurs années de faire un enfant. Leur vie entière tournait autour de ce projet. Plus personne n'osait demander des nouvelles. Et puis un jour ils sont passés à autre chose, ils ont acheté une maison, se sont lancés dans des travaux... et un bébé s'est annoncé.

    Peut-être que vous trouvez cette histoire agaçante, parce que vous-même vous êtes en train de vous bagarrer à essayer d'obtenir quelque chose qui ne vient pas. Pourtant vous avez fait tout ce qu'il faut mais cela n'aboutit pas : réussir un concours, trouver du travail, faire aboutir un projet... De fait, il n'y a peut-être rien à faire de plus, et peut-être même qu'il vaudrait mieux en faire moins.

    Vérifier que les moyens sont en place...

    Je savais tout cela. J'avais consacré plusieurs année à lancer mon activité, faisant tout ce qu'il fallait pour qu'elle démarre correctement, y mettant beaucoup d'énergie. Le résultat était là mais elle ne prospérait pas vraiment. Je pensais bien que cela se débloquerait le jour où je lâcherais prise. Je m'étais même donné un objectif qui faisait rire les autres : travailler moins pour gagner plus. Ce n'était pas encore tout à fait du lâcher prise !

    ... et laisser faire la vie

    La suite a donné raison à mon intuition. Plusieurs éléments ont contribué à mon lâcher prise : cesser de regarder en arrière le chemin parcouru, me donner les moyens de l'étape suivante, déléguer pour être davantage disponible... et les sollicitations se sont mises à affluer. Étonnant.

    Et vous, dans quel domaine auriez-vous besoin de lâcher prise ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie d'un coup de pouce pour lâcher prise.

    Je prends RDV avec Paule

     

  • Accélération

    Il y a de nombreuses façons de constater que notre société évolue à grande vitesse. Pour ma part c'est au contact des jeunes que j'en prends le plus conscience. Cela fait six ans que je les accompagne dans leur orientation. C'est à la fois beaucoup d'expérience et pas tant d'années que ça. Pourtant, plusieurs fois déjà, j'ai remarqué comme des changements de génération.

    Des générations qui se succèdent

    La première fois j'avais sollicité une supervision car je m'inquiétais : certains lycéens n'adhéraient pas comme d'habitude à l'idée de se construire un projet. Cathy m'avait éclairée : ce n'est pas de ton côté qu'il faut chercher. Ce sont les jeunes qui ne sont plus les mêmes. Avec tous les collègues nous constatons la même chose. Beaucoup n'ont plus envie de se projeter dans un métier et même dans des études longues.

    Soit. Je prévenais déjà les parents que le projet de leur enfant risquait de changer plusieurs fois en cours de parcours... ce n'était plus le sujet. Changement de génération.

    Des adolescents en recul par rapport au monde des adultes

    Dernièrement j'ai été frappée par un nouveau constat. J'accompagne de nombreux étudiants lors de leur arrivée en école d'ingénieur après les classes préparatoires. Très souvent ils se sont concentrés sur la réussite des concours et ils n'ont pas encore vraiment réfléchi à leur avenir. Parfois ils ont déjà un vrai projet. Quoi de neuf dernièrement ?

    « Jusqu'à il y a quelques mois je savais exactement ce que je voulais faire mais quand je vois ce qui se passe... je n'ai plus envie, je ne sais plus ce que je veux faire. » Pour Morgane il est question d'informatique et c'est la privation de liberté qui l'effraie. C'est déjà le cas, insiste-t-elle. On est tous concernés !

    Des jeunes critiques par rapport à ce que nous leur proposons

    « Je ne suis pas spécialement attirée par ces disciplines mais quand je vois ce qu'on s'apprête à y faire je me dis qu'il faut absolument suivre ça de près, travailler dans le domaine pour savoir. » Pour Quentin il s'agit de bio-mécanique et c'est l'idée qu'on modifie l'être humain qui l'effraie. Ça risque de nous échapper, poursuit-il !

    Pas facile pour ces jeunes de se projeter dans l'univers professionnel avec cette conscience aiguë de ce qui se dessine et qu'ils rejettent, à l'image de la mobilisation massive de la jeunesse quant à l'avenir de la planète.

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    Un avenir qui leur appartient

    Ils nous bousculent et, plus que jamais, nous ne pouvons que les laisser inventer leur avenir. Personnellement cela force mon humilité tandis que je les accompagne dans leur orientation.

    Et vous, comment vivez-vous les interpellations des jeunes générations ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de cultiver l'ouverture.

    Je prends RDV avec Paule

  • Avez-vous demandé ?

    Curieux comme nous avons parfois tendance à regretter une situation sans même avoir imaginé la transformer. Bien sûr nous ne pouvons rien à la couleur du ciel lorsque nous ouvrons les volets le matin. En revanche nous avons le choix de la réaction. Si, si...

    pluie

    Quand ce n'est pas confortable...

    Je me rappelle de cet automne où il ne cessait de pleuvoir, énormément, depuis plusieurs semaines. Cela occupait les conversations. Tout le monde se plaignait. Moi-même, alors qu'objectivement cela ne me gênait pas du tout puisque j'étais à l'abris et que je n'avais pas besoin de sortir, à chaque fois que j'entendais la pluie redémarrer, que je voyais les trombes d'eau par la fenêtre, une plainte m'échappait. Je me suis rendue compte de cet automatisme et j'ai décidé de le briser. Je me suis inventée une autre réaction et je me suis mise à jouer. A chaque fois que la pluie redémarrait de plus belle je levais les bras et m'exclamais : « Incroyable, toute cette eau qui tombe du ciel, comme c'est généreux ! » Je ne pouvais rien à la météo mais j'avais le pouvoir de me faire rire et ça me faisait du bien.

    ... accueillir la réalité...

    Vous allez dire qu'il n'y avait là aucun enjeu. C'est vrai. J'ai juste choisi de rire au lieu de pleurer avec le ciel. Si je raconte cette anecdote c'est pour en venir à d'autres situations où il suffirait parfois d'à peine plus pour transformer complètement leur impact sur nous.

    Je pense à ces interventions à l'université qu'un collègue m'avait proposées. Il ne pouvait plus les assurer et m'avait recommandée pour prendre sa suite. Il m'avait tout expliqué, les contraintes à respecter et aussi que cela se passait en amphithéâtre. J'ai accepté le défi mais cette dernière condition me travaillait. Comment allais-je pouvoir animer à ma façon dans une telle configuration ? Pendant plusieurs séances j'ai déployé des trésors d'ingéniosité, j'ai mis beaucoup d'énergie... et puis je me suis rendue à l'évidence : je m'épuisais pour un piètre résultat. Comme il restait de nombreuses séances et que je manquais de courage j'ai décidé de demander si un aménagement était possible : « Bien sûr, je vais vous trouver des salles adaptées. » En moins d'une heure tout était réorganisé pour l'année et je suis restée stupéfaite : pourquoi n'avais-je pas imaginé plus tôt que ce soit possible de faire autrement ? Pourquoi avais-je tout accepté sans rien oser demander ?

    ... et croire en sa capacité de transformer la situation

    Et vous quelle est cette situation qui vous coûte ? Quelle modification pourrait la rendre plus confortable ? Avez-vous demandé ?

     

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie d'oser davantage.

    Je prends RDV avec Paule