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Parents

  • Alarme injustice

    Comment obtenir le meilleur des gens ?

    Jean-François Bertholet* énumère les pistes qui ont été explorées en entreprise. On a d'abord cru :

    • qu'il fallait offrir de meilleures conditions de travail. En fait non, cela retient le personnel mais sans performance supplémentaire.
    • qu'il fallait proposer des mesures incitatives. En fait c'est l'inverse car cela démotive les autres et détruit le collectif de travail.
    • qu'il fallait cultiver l'attachement. Mais les plus jeunes retiennent leur engagement et c'est de toute façon mauvais pour l'innovation.

    En réalité, c'est lorsqu'on se trouve traité de manière juste que l'on se donne le plus. Inversement c'est parce qu'on ressent une injustice que l'on réduit sa contribution.

    "Si c'est juste je contribue, sinon..."

    L'être humain est en effet ultra social. Une zone de son cerveau est dédiée à cette question permanente : est-ce que c'est juste ? Si oui, je contribue. Si non, je cherche à ce que justice soit rendue. Car, si justice n'est pas rendue, le groupe est en péril. C'est ce qui explique le plaisir à voir quelqu'un échouer quand on pense qu'il le mérite.

    Quand les gens lèvent le pied, trichent, volent, c'est parce qu'ils ressentent une injustice. D'une certaine manière ils se font justice !

    Et c'est bien de ressenti qu'il est question. Comme l'alarme incendie qui se déclenche parce qu'il y a de la fumée, sans vérifier s'il y a le feu, notre alarme injustice réagit au ressenti sans vérifier.

    fumée

    Comment favoriser le sentiment de justice ?

    • En distribuant de manière juste. Mais les gens se comparent au meilleur, aussi vaut-il mieux éviter la transparence sur ce qui est donné et privilégier la transparence sur la façon de faire.
    • En procédant de manière juste. C'est par exemple en donnant aux personnes la possibilité d'exprimer leur point de vue (et en les écoutant !). C'est aussi en leur donnant la possibilité de faire des choix.
    • En étant juste sur le plan relationnel. C'est notamment en étant sincère, en donnant des explications, en manifestant de la considération.

    Pour satisfaire toutes les sensibilités, il faut travailler ces trois axes. Les efforts pour distribuer juste ne seront pas toujours reconnus, mais si l'on est juste sur la manière de faire et surtout, si l'on est juste sur le plan relationnel, on nous le pardonnera davantage !

    Pour quelle personne juste avez-vous eu envie de donner le meilleur de vous-même ? Et en quoi réussissez-vous à l'imiter ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 23 mai 2019 : "La justice organisationnelle : le sentiment d'injustice au travail ou la revanche silencieuse des salariés"

     

  • Tous les mêmes questions

    C'est incroyable ce qu'on peut tous poser les mêmes questions !

    Lorsqu'on croise un enfant : tu as quel âge ? Et tu es dans quelle classe ?
    J'en connais qui détestaient la question. Ah bon, tu as sauté une classe ?
    Et j'imagine pour ceux qui en ont redoublé une !

    Bonhomme interrogatif

    Pour les adolescents il y a aussi une question rituelle : tu sais ce que tu veux faire plus tard ?

    La question de l'orientation

    Non je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard et cette question me mettait très mal à l'aise. Personne n'en a rien su mais c'était une période pénible pour moi : au collège, au lycée, en études supérieures, dans mon premier emploi...

    J'avais presque 30 ans quand j'ai compris ce que je voulais faire de ma vie. Je commençais à le découvrir dans mon travail et dans mes loisirs et j'ai été invitée à le remarquer et y mettre des mots à l'occasion d'un bilan de compétences : je veux m'épanouir et aider les autres à s'épanouir.

    Un projet qui donne envie

    C'est ce que j'ai continué à faire dans l'entreprise et dans la vie associative. Puis quand je suis devenue coach j'ai eu à cœur de me former pour accompagner tout spécialement les jeunes face à cette question.

    Non pas pour qu'il trouve LA réponse (la bonne voie, disent-ils ; sans perdre de temps, ajoutent les parents). Je veux juste les aider à en trouver une, celle du moment : un projet qui leur donne envie de se lever, d'avancer. C'est beaucoup et c'est suffisant. Ils ont toute la vie pour trouver leur chemin, parmi des routes qui pour beaucoup n'existent pas encore, qu'ils vont peut-être contribuer à tracer.

    Et vous, vous en êtes où sur ce chemin ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

  • Coach et aussi thérapeute

    Quand je parle de mon métier j'illustre mon propos, je raconte comment les personnes retrouvent leur chemin et leurs ressources pour avancer*. C'est à chaque fois tellement impressionnant et beau !

    Mes interlocuteurs sont touchés par ces histoires. Cela les fait penser à des collègues, des amis, des voisins... et souvent arrive la question : est-ce qu'il n'y a pas parfois besoin de plus ? C'est quoi la limite entre coaching et thérapie ?

    Effectivement, les gens me sollicitent souvent pour des sujets qui les travaillent en profondeur. Ce n'est probablement pas un hasard. C'est vrai, j'aime particulièrement accompagner à ce niveau là. J'y suis à l'aise et je me réjouis de la puissance de transformation que cela permet.

    Quelle limite alors entre coaching et thérapie ?

    Coaching ou thérapie ?

    C'est une vraie question, que j'ai étudiée en formation et que j'approfondis en permanence dans ma pratique. En effet, si je suis coach depuis 2015, je suis également thérapeute depuis début 2018**.

    Coach et thérapeute Iceberg.jpg

    Accompagner sur des objectifs concrets

    Ainsi je peux accompagner tout aussi bien sur des objectifs concrets à court terme, que sur des problématiques plus profondes, qui nécessitent de guérir des blessures, récentes ou anciennes. Il n'y a nul besoin d'en décider à l'avance : j'adapte mon accompagnement à ce que recherche la personne et à ce qu'elle est prête à vivre dans la relation qui s'installe entre nous.

    Guérir des blessures

    Vous pensez à quelqu'un ? Je me ferai un plaisir d'écouter sa demande et de lui expliquer comment je peux l'accompagner.

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) de telle façon qu'on ne puisse pas les reconnaître.
    (**) date à laquelle j'ai obtenu le feu vert de mon école pour accompagner des personnes dans la durée lorsque c'est nécessaire pour atteindre leur objectif.