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Parents

  • Gonflé à bloc

    Chaque dernier dimanche avant la rentrée scolaire, c'est la pétanque de la copropriété, une grande journée de convivialité entre voisins : pétanque, barbecue, animations... Une journée que j'apprécie beaucoup, en plein air, loin de ce qui nous occupe habituellement, simplement jouer, plaisanter, prendre des nouvelles.

    Gonflé à bloc (pétanque).jpeg

    Certains n'osent pas s'inscrire au tournoi ou préfèrent rester sur le bord du terrain. Pourtant il est vraiment organisé pour tous, avec des équipes redéfinies à chaque partie de façon à multiplier les possibilités d'échanges, puis des équipes mêlant les meilleurs joueurs aux moins habiles pour équilibrer le jeu. Chacun plaisante sur l'intensité de son entrainement depuis la précédente édition – la plus souvent nulle. L'ambiance est très bon-enfant. Les conseils entre boulistes sont bien sûr de la partie mais plus encore les encouragements et compliments entre voisins et amis, de sorte que chacun se mette à l'aise.

    Une ambiance qui mette en confiance

    Cette année, j'ai remarqué au cours de la matinée que la qualité de jeu de Christian dépendait beaucoup de son moral alors, l'après-midi, j'ai choisi de m'en amuser : j'ai pris grand soin de l'encourager à chaque fois qu'il avait bien joué. J'ai aussi mis beaucoup de bonne humeur, stimulant le côté ludique. Il a joué de mieux en mieux. Il s'est de plus en plus enhardi à supprimer les boules gênantes. Il était comme dopé par tant d'attentions positives et de succès. Nous jouions dans la même équipe et je vous confirme que nous avons remporté le premier prix !

    Des appréciations ciblées qui stimulent

    Quand vous êtes-vous ainsi senti porté.e par des paroles valorisantes ? Et vous-même quand en avez-vous offert à d'autres ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de positiver.

    Je prends RDV avec Paule

  • La mouchitude

    Maximilien Brabec* était venu nous parler d'innovation et il tenait à nous faire comprendre que nos connaissances nous empêchent d'innover. Alors il relata une expérience : celle de la mouche et de l'abeille.

    Mouche

    Imaginez un tube dans lequel on fait entrer une abeille. Très vite l'abeille apprend qu'il y a une sortie à l'autre bout pour s'échapper et dès qu'on la fait entrer dans le tube elle file vers la sortie.

    Lorsque l'on réalise la même expérience avec une mouche, elle vole en tout sens, se cogne partout et, tout à fait par hasard, finit par arriver à la sortie. Lorsqu'on renouvelle l'expérience, tout se passe de la même manière. Elle n'apprend pas mais finit toujours par sortir.

    Bien sûr vous trouvez qu'il est plus intéressant d'être une abeille. Vous trouvez la mouche bien bête.

    Attendez, il y a une suite à l'expérience. On obture la sortie avec une plaque de verre et on recommence.

    Ce que nous avons appris nous empêche de nous adapter

    L'abeille fonce à la sortie et se cogne impuissante. Elle insiste et reste prisonnière dans le tube.

    La mouche vole en tout sens, se cogne partout et, tout à fait par hasard, finit par revenir à l'entrée et s'échapper.

    Certes ce n'est pas sympathique pour l'abeille mais la vie est-elle toujours sympathique avec vous ? Ne vous arrive-t-il pas d'essayer encore et encore, toujours de la même manière ?

    Alors face à ce constat, préférez-vous continuer à faire l'abeille ? Pourquoi n'essayeriez-vous pas n'importe quoi d'autre ? Une fois, deux fois, dix fois... n'importe quoi jusqu'à ce que ça marche ! Auriez-vous peur de passer pour une mouche ?

    C'est le moment d'essayer n'importe quoi d'autre

    Maximilien Brabec a donné des noms à ces deux attitudes : l'abeillitude et la mouchitude.

    Quel est cette situation où vous vous obstinez dans l'abeillitude ? Quand décidez-vous d'oser la mouchitude ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) j'évoque ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 28 mars 2019 : Comment rendre l'entreprise performante en désapprenance ?

    J'en ai marre de mon impasse.

    Je prends RDV avec Paule

  • Permis de conduire

    De nombreux parents s'en inquiètent, les auto-écoles avouent leur impuissance : les inscriptions pour la préparation au permis de conduire restent longtemps sans suite. Bien sûr on peut tenter des explications à cette désaffection des jeunes pour le précieux sésame :

    • une moindre envie de se projeter dans la vie d'adulte telle que nous l'incarnons (métro/boulot/dodo)
    • de nouvelles facilités de transport telles le covoiturage
    • la liberté d'explorer le monde et de faire des rencontres avec son smartphone...

    Livret de formation permis de conduire

    Les jeunes se désintéressent
    de ce qui nous semble important

    Les jeunes ont toujours rejeté une part de ce que proposaient les générations précédentes. Ce qui aujourd'hui nous désarçonne c'est que cela se fait sans conflit. Ils ne refusent rien. Simplement ils se désintéressent de ce que nous leur proposons. Et nous restons là, impuissants avec nos bonnes intentions.

    Le permis de conduire n'est qu'un exemple. Le projet professionnel en est un autre. En coaching d'orientation, mes collègues et moi le constatons : les lycéens actuels ont envie de savoir quoi faire à la rentrée prochaine, ils aiment qu'on les accompagne à la découverte d'eux-mêmes, mais quand il s'agit de construire un projet pour l'avenir, les séances de coaching s'espacent : pas disponibles, empêchements...

    Ils ne s'investissent que dans ce qui les motive

    Pourtant Manon savait ce qu'elle avait envie de faire plus tard...

    Quand elle finit par préciser son choix d'école, je m'étonne :
    - cela n'a rien à voir avec le métier que tu vises.
    Elle argumente avec conviction :
    - Je me connais et je ne vais pas m'épanouir dans les écoles qui sont recommandées pour aller vers ce que je veux. Il me faut des projets, du relationnel. Je n'ai trouvé ça que dans cette école.
    - Soit, mais quel rapport entre qui tu es et le métier que tu vas y apprendre ?
    - Je n'en vois pas mais ça va me plaire de réaliser des projets...

    Ils assument de construire en marchant

    C'est vrai, constatant le nombre de jeunes qui bifurquent au cours de leurs études, qui parfois laissent de côté leur diplôme pour se lancer dans tout autre chose, j'expliquais déjà aux parents que l'essentiel est d'avoir un projet qui donne envie d'avancer, quitte à ce qu'il évolue. Manon fait juste un pas de plus : elle assume d'avance qu'elle construira en marchant.

    C'est ce que nous montrent les jeunes à propos du permis de conduire : quand il devient incontournable pour décrocher le job qui leur fait vraiment envie, alors ils retrouvent le chemin de l'auto-école.

    Et si c'était une posture à faire nôtre dans ce monde où tout change tellement ? Que laisseriez-vous de côté parce que vous n'en voyez pas l'intérêt pour l'instant ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de faire du tri dans ma vie.

    Je prends RDV avec Paule