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Développement professionnel

  • Embrasser l'incertitude

    Face à une décision à prendre, dès lors qu'il y a de l'humain en jeu, il y a de l'incertitude : je ne sais pas comment l'autre va réagir. Alors, puisqu'il n'y a aucune façon d'échapper à l'incertitude, autant l'embrasser, lance Vincent Desportes* !

    Accepter l'incertitude 

    De toute manière, il est impossible de prévoir ce qui se passera car la réalité n'existe pas : elle n'est que perception, chacun la sienne. Il n'y a de vérités que partielles, relatives, temporaires. Il est donc utile que je m'entoure de personnes pour éclairer mes trous noirs.

    Quoi qu'on en dise, une décision est toujours intuitive. Rationaliser ne sert qu'à réduire la part d'intuition. A moi donc de développer une bonne intuition et de la conviction, et ce n'est possible qu'à force d'expérience.

    S'appuyer sur son intuition

    Dans les relations humaines, chacun est la loi de l'autre. Il y a affrontement de volontés et de libertés. Décider c'est créer un pôle d'attraction en espérant faire converger les volontés libres, à moins qu'il ne se produise l'inverse !

    Toute décision modifie ce qui m'entoure de manière irréversible. Ses effets m'échappent, de rebond en rebond. Je ne peux que m'adapter à ses conséquences et cela ne s'arrêtera jamais. C'est ainsi qu'elle me modifie moi aussi.

    S'adapter aux conséquences de sa décision

    dés

    J'ai intérêt à faire un plan (à piper les dés avant de les lancer pour me donner le maximum de chance) mais pour la suite, le succès dépendra de ma capacité d'initiative face aux conséquences qui découleront de ma décision.

    Décider nécessite donc à la fois ambition et humilité, anticipation et acceptation, initiative et lâcher prise.

    Quelle est cette décision pour laquelle vous avez à embrasser l'incertitude ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) j'évoque ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 26 septembre 2019 : Décider dans l'incertitude par analogie avec le monde militaire

  • Accompagnement

    Lorsque nous reconnaissons que notre situation ne nous plaît pas, que nous aimerions vivre autre chose mais que nous n'y parvenons pas, ce n'est pas facile pour autant d'oser solliciter de l'aide, d'envisager un accompagnement.

    Des années pour gagner notre autonomie

    C'est que nous avons mis une vingtaine d'année, peut-être davantage, à gagner notre autonomie par rapport à nos parents et éducateurs. Nous avons franchi bien des étapes avant de démontrer que nous pouvions désormais nous débrouiller seul. Il nous a même fallu repousser l'aide qu'on nous proposait encore...

    C'est ce qu'expriment les plus jeunes lorsqu'ils ont accepté de se laisser accompagner et que nous clôturons le travail :

    • Anthony qui cherchait sa voie : « Cette fois j'ai suffisamment confiance en moi, je vais pouvoir continuer seul. »
    • Noé que ses parents poussaient à choisir : « Maintenant je sais comment choisir, je choisirai quand j'aurai envie ! »
    • Cédric qui n'arrivait pas à se lancer dans la vie active : « J'ai bien assez reçu de mes parents pour m'en sortir seul désormais. »

    Ça c'est quand vous cherchiez à devenir adulte, mais aujourd'hui c'est autre chose : l'enjeu n'est plus de vous débrouiller seul. L'objectif est d'apprécier un plus bel épanouissement.

    Le courage de solliciter de l'aide

    Valérie démarrait un travail avec moi mais s'inquiétait beaucoup : « Dites-moi franchement, est-ce que je suis si incapable à devoir vous solliciter ? »

    « Vous voulez vraiment mon avis ? Au contraire, je vous admire : peu de gens sont capables de vouloir mieux et de s'en donner les moyens ! »

    Grand moment d'émotion.

    rénovation

    Alors, cette maison que vous étiez si fier d'avoir construite vous-même à l'époque, quels aménagements aimeriez-vous y faire aujourd'hui ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

     

  • Des nouvelles

    Je m'en amuse à chaque fin d'accompagnement : au moment de partir la personne est émue, elle me salue avec beaucoup d'effusion, poignée de main appuyée, regard soutenu... et immanquablement vient la promesse de me donner des nouvelles.

    des nouvelles

    Je suis touchée de ce qui se passe pour elle : elle est contente du chemin parcouru, elle mesure combien l'accompagnement a été précieux pour en arriver là. Elle est pleine de gratitude et cherche à manifester sa reconnaissance.

    Reconnaissance du chemin parcouru

    J'apprécie ce moment chaleureux : je suis contente pour elle, pour sa confiance retrouvée dans l'avenir. Tout le mérite lui revient : celui d'avoir espéré mieux pour elle-même, d'avoir osé solliciter de l'aide, de s'être laissée accompagner et maintenant d'apprécier le changement.

    Tout le mérite lui revient et la suite lui appartient. Je sais par expérience qu'elle ne me donnera pas de nouvelles. C'est normal : j'étais là pour l'aider à retrouver sa pleine autonomie, un moment à ses côtés. Tandis qu'elle repart confiante, je m'efface derrière elle.

    Souvenir du moment ressource

    Je ne l'oublierai pas. Elle non plus probablement. Il restera la mémoire de ce qui s'est vécu de fort, de profond, d'essentiel. J'aurai parfois une pensée pour elle. Elle repensera de temps en temps à ce moment ressource dans une période de transformation.

    Et vous, quels sont ces moments de relation qui ont marqué votre route ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr