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Paule Terreaux

  • Ils viendront chez moi

    J'accompagne de nombreux étudiants à préciser dans quelle voie professionnelle ils veulent s'engager.

    Ils ont déjà réfléchi mais ils tournent en rond. De fait ils se sont interrogés sur le domaine d'activité – Automobile ? Aéronautique ? – sur le métier – Conception ? Fabrication ? – et généralement ils en sont restés là.

    Alors je les emmène explorer de nombreuses autres dimensions : l'objet – produit, machine, processus – l'environnement – atelier, bureau, extérieur – le rôle – optimiser, réparer…

    Des critères variés...

    Peu à peu une situation professionnelle se dessine. Parfois c'est même une révélation comme Yann que j'interrogeais sur la notion de dimension :  « oui, c'est ça, j'ai toujours été impressionné par les grandes installations qui se détachent dans le paysage, les haut-fourneaux, les éoliennes ! » C'est précis et concret pour quelqu'un qui se disait perdu au début de notre entretien !

    Ils viendront chez moi- coaching orientation.jpg

    Parfois ils s'étonnent. Est-ce bien raisonnable de choisir son métier avec de tels critères ?

    … pour s'orienter...

    Oui bien sûr, c'est même essentiel de les prendre en compte pour éviter certaines déconvenues. Je pense à ce professionnel relisant sa carrière et exprimant combien cela avait été dur, malgré tout l'intérêt du poste, de travailler dans un espace confiné sous terre, ou encore à cette personne analysant une mauvaise expérience et évoquant l'odeur écoeurante du lieu concerné.

    … choisir son travail...

    Certains critères sont donc précieux pour découvrir une direction, d'autres pour éviter les mauvaises expériences et si l'on y prête attention, beaucoup d'autres indices apparaîtront au fil du temps pour nous guider vers ce qui est le plus juste pour nous.

    … et donner le meilleur de soi

    Pour moi il y a eu une révélation spontanée sur un quai de gare - Ils viendront chez moi pour se faire accompagner - puis une visualisation lors d'une méditation qui m'était proposée au cours d'une formation. Je me suis laissée guider et aujourd'hui, à chaque fois qu'un nouveau client entre dans mon cabinet, à chaque fois que j'anime un stage, j'entends combien ce choix d'accueillir les gens chez moi les met à l'aise, à quel point ils apprécient ce style qui est le mien. 

    Et vous, quels sont ces indices que vous n'avez pas encore pris en compte ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie d'aller vers ce qui me va le mieux

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  • L'ennemi du bien

    Avez-vous remarqué que le mieux est parfois l'ennemi du bien ?

    C'est ce qui pèse sur nombre de jeunes aujourd'hui. Quand vient l'heure de l'orientation, ils savent que leurs parents sont prêts à les soutenir dans leur choix, du moment qu'ils s'épanouissent. Oui mais voilà : comment savoir ce qui leur plaira demain ? Ils craignent de décevoir s'ils ne trouvent pas ce qui les rendra heureux.

    Le mieux est parfois l'ennemi du bien

    Et vous-même, comment s'est construit votre parcours ?

    L'ennemi du bien- coaching.jpg

    A posteriori, beaucoup d'adultes reconnaissent qu'il y avait dès leur jeunesse des indices de ce qu'ils sont devenus. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils auraient pu trouver plus vite ce qui leur va bien aujourd'hui, ni d'ailleurs qu'ils auraient pu y venir plus directement. C'est le chemin parcouru qui leur a permis de se découvrir, en se construisant !

    Moi-même, je me suis longtemps posé la question : comment aurais-je pu trouver plus vite ?

    Maintenant je comprends que c'était le bon chemin de suivre mes appétences pour la logique, le concret, les projets. Toutes les compétences ainsi développées, toutes les expériences vécues sont utiles aujourd'hui dans mon métier.

    Surtout, comprenant mieux qui je suis et ma façon d'apprendre, je sais aujourd'hui que la voie universitaire n'aurait pas été la bonne pour avancer vers l'accompagnement des personnes. C'est pour avoir appris dans ma propre vie, structuré ma compréhension par la relecture des expériences, affiné ma pratique par la formation professionnelle, que ma capacité d'accompagnement est intéressante, parce que c'est la mienne !

    Le chemin le plus court n'est pas toujours le meilleur

    Même quand les jeunes comprennent qui ils sont et ce qui les appelle, le chemin le plus court pour y aller n'est pas toujours le meilleur choix.

    Théo ressentait l'obligation d'embrasser le même métier que son père. Cela ne lui correspondait pas du tout et je l'ai aidé à s'en libérer. Après cela il s'est emballé pour le projet que sa mère avait fait sur lui depuis tout petit. Cela ne lui ressemblait pas non plus mais il avait visiblement besoin d'expérimenter pour s'en rendre compte. Un an plus tard il a pu prendre une voie plus personnelle.

    Pendant le coaching, Chloé a eu une vraie révélation sur son métier de demain : « Mais bien sûr ! C'est déjà le rôle que je joue dans mes activités de loisir ! ». Pour autant le chemin le plus court vers ce métier ne l'a pas conquise. Le cursus scolaire transpirait des valeurs éloignées des siennes et ses parents la dissuadaient de s'y engager. Elle a pris une autre route mais je suis sûre que, par un autre chemin, évoluant dans d'autres milieux, elle reviendra à ce rôle qui lui va bien.

    Quant à Victorine, elle savait d'emblée ce qu'elle voulait faire plus tard mais les études typiques pour cela ne lui plaisaient pas du tout. Elle en a choisi d'autres, non pas pour le métier mais pour la pédagogie que promettait l'école. Effectivement, c'est essentiel de se sentir bien dans ses études pour s'y investir et persévérer. Elle trouvera comment s'appuyer sur son métier pour réaliser sa vocation.

    Et vous, quel juste chemin relisez-vous après coup dans votre histoire ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de clarifier ma route

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  • Le jeu des différences

    Je taquine souvent les étudiants lorsqu'ils se présentent :

    - Je m'appelle Théo Mangin, j'ai fait un bac S, deux années de classes préparatoires...
    - Non, non, le jeu des ressemblances c'est fini ! Maintenant c'est le jeu des différences qui commence. Qu'avez-vous à dire qui donne envie de vous choisir vous, plutôt que votre collègue de promotion ?

    Se présenter de manière spécifique

    Alors on y travaille :

    Quels sont leurs atouts, leurs aspirations, leurs réalisations ?
    Et ce n'est pas tout. Lorsque l'occasion va se présenter, comment vont-ils capter l'attention et marquer les esprits ?

    Capter l'attention

    On expérimente une méthode :

    • une introduction pour accrocher
    • des arguments pour convaincre
    • des émotions pour susciter la sympathie et stimuler la mémoire
    • une conclusion qui invite à l'action dans le sens de ce que je recherche

     Marquer les esprits

    Bien sûr il est judicieux de s'adapter au contexte, à ses interlocuteurs… et en même temps il serait dommage de s'en tenir à ce qui semble attendu. Il sera tellement plus intéressant de montrer qui l'on est de son point de vue, dans un style bien à soi. Alors la présentation sera remarquée et mémorisée.

    Et vous, à quoi ressemblez-vous quand vous être vraiment vous-même ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie d'oser qui je suis

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