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Lycéens Etudiants

  • Ça s'entend vous dis-je !

    Ceux qui font de la radio le savent : le sourire s'entend.

    Soigner sa communication

    C'est donc une habitude à prendre : avant de passer à l'antenne, accrocher son sourire. Ce qui est agréable, c'est qu'en quittant l'antenne le sourire reste bien souvent installé. En souriant on a gagné en bonne humeur. Pas étonnant que les auditeurs l'aient entendu !

    J'évoque souvent cet exemple dans mes accompagnements.

    Y travailler en coaching

    Par exemple pour mettre en garde les jeunes en recherche d'emploi : préparez-vous avant de téléphoner et surtout ne répondez pas au téléphone si vous êtes encore au lit en fin de matinée. Ça s'entend !

    Studio d'enregistrement. Le jeune garçon hurle au micro.

    C'est aussi pour encourager un entrepreneur qui doit rappeler un mauvais payeur pour obtenir son règlement : ne restez pas assis à votre bureau, levez-vous. Votre interlocuteur entendra votre assurance.

    Et encore à une personne que j'accompagnais par téléphone : je vous invite à décroiser les jambes. Effectivement elle venait de les croiser, sans s'en rendre compte, alors que nous avions évoqué l'importance de les décroiser pour que le travail avance mieux. Je ne suis pas magicienne. Cela s'entendait dans ce qu'elle exprimait.

    Adapter sa posture

    Ainsi la posture que nous adoptons s'entend et cela influe positivement sur la qualité de l'échange. Cela vaut le coup de se préparer et de choisir, non ?

    Attention, ça marche aussi dans l'autre sens. Ne décrochez pas le téléphone si vous êtes très énervé de ce qui vient de vous arriver ! Il y a aussi cet agacement d'être encore dérangé par une démarche publicitaire... sauf que cette fois c'est un client potentiel ou un ami dans la peine.

    Ça s'entend vous dis-je ! Et aussi tout ce qui vous entoure quand vous décrochez.

    Et vous, quelle est cette démarche pour laquelle vous allez prendre soin de votre posture ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

  • Vous avez dit prêt ?

    Souvent nous aimerions que les choses avancent plus vite. Nous savons ce que nous voulons, nous faisons tout pour que cela se produise mais cela tarde à venir et nous ne comprenons pas pourquoi.

    Quand la volonté ne suffit pas

    C'est que les choses arrivent quand nous sommes prêts.

    Je suis prêt, me direz-vous : j'ai tout prévu, tout préparé.
    Certes, ce qu'il y avait à penser, à faire, mais vous-même, êtes-vous prêt ?

    Grenouille prête à partir sur sa valise

    Dans les métiers de l'accompagnement nous sommes sensibles à cette question. En effet, nous pouvons nous former, aménager notre espace d'accueil, nous faire connaître mais nous ne pouvons qu'attendre les demandes de rendez-vous. Et c'est là que c'est étonnant : toutes arrivent en même temps. Quand nous sommes vraiment prêts !

    L'inverse est vrai. Que notre disponibilité s'amenuise pour une raison ou une autre (fatigue, autre projet...) et les prises de rendez-vous s'espacent, comme cette amie qui envisageait de prendre bientôt sa retraite.

    Accompagner vers l'objectif visé

    Que faire alors quand ça n'arrive pas ?
    Descendre en soi, sonder sa disponibilité, laisser émerger ce qui nous préoccupe :

    • Ce jeune lycéen qui ne savait pas quoi faire plus tard... peur de quitter le cocon amical et familial.
    • Cette étudiante qui n'arrivait pas à décider de son parcours... besoin de sentir qu'elle resterait libre de le faire évoluer.
    • Ce professionnel qui déplorait l'absence d'opportunités... accaparé par des tensions familiales.
    • Cette personne qui ne trouvait pas l'âme sœur... peur de la trahison.

    S'il y avait une part en vous qui n'était pas prête, qu'aurait-elle à vous dire ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

  • Sans motivation

    Pierre vient me voir pour travailler sur son manque de motivation.

    Il a les capacités, sans quoi il ne serait pas là, dans cette école d'ingénieur à laquelle il a accédé par concours. Il est bien intégré, il a des amis. Mais il n'arrive pas à se mettre au travail et il a déjà dû redoubler une fois. Il a peur que cela se reproduise.

    Transformer le problème en objectif

    J'aide Pierre à préciser ce manque d'envie, comment cela se manifeste en lui, ce que cela lui évoque. Puis je l'invite à exprimer ce qu'il voudrait à la place. Nous prenons le temps de laisser venir les mots, le ressenti, les images. Nous explorons tout ce que cela changera pour lui, toute la satisfaction qu'il éprouvera.

    Rendre l'objectif attirant

    C'est une méthode que je pratique très souvent. Elle comporte autant d'étapes que nécessaire, jusqu'à ce que la personne trouve son objectif, tellement attirant qu'elle s'y engage pleinement.

    Ce jour là, pourtant, je suis déstabilisée.

    Pierre a formulé « j'avance droit et confiant ». Quand je demande si cet objectif en vaut vraiment la peine, j'entends un tout petit oui.
    Pierre se racle la gorge, ses yeux brillent.
    « Qu'y a-t-il dans ses larmes ? »
    Elles coulent sur ses joues.
    « Je suis perdu, dans le brouillard. »
    ...
    « Est-ce qu'il se pourrait que ce soit dégagé derrière le brouillard ? »
    « Oui »

    Arbre dans le brouillard

    Mettre en route la transformation

    D'habitude je propose de faire ensemble le premier pas vers l'objectif. Cette fois-ci, nous avons foncé à travers la pièce, pour en sortir au plus vite de ce brouillard !

    Quel manque de motivation aimeriez-vous transformer pour en sortir au plus vite ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr