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Développement personnel

  • Se protéger du doute

    Julie était très embarrassée. Comme a l'accoutumée elle n'avait guère travaillé et cela risquait de l'obliger à refaire son année. Jusque là elle s'était bien accommodée de tels aléas dans sa scolarité, mais cette fois elle avait envie de terminer rapidement ses études et elle sollicitait mon aide.

    S'engager pleinement vers son objectif

    Son objectif ? Se donner les moyens d'avancer à coup sûr.

    Comme bien souvent, en posant les bases du travail nous avons identifié une part de Julie qui ne voulait pas aller vers son objectif : elle ne voulait pas se donner les moyens. Et que craignait-elle donc ? De douter de ses capacités !

    Se préserver du risque d'échec

    Bien sûr, c'est important de croire en soi. Alors, à une époque, cette part de Julie avait trouvé une solution efficace : travailler peu et voir venir. Si ça passait tant mieux, sinon c'était juste par manque de travail.

    Julie tenait encore à se préserver du doute, alors nous avons cherché ensemble comment elle pourrait faire autrement. Là où elle en était de ses études, elle avait largement de quoi se conforter dans ses capacités, le tout était d'en prendre la mesure et d'ancrer en cette la confiance légitime.

    Parapluie

    Et vous, de quel doute prenez-vous soin de vous protéger ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

     

     

     

  • L'art du collectif

    Grégoire Jeanmonod* est passionné de peinture et c'est donc tout naturellement qu'il illustre l'art du collectif au travers de morceaux choisis de l'histoire de la peinture. De fait, si l'artiste est solitaire dans sa création il est très entouré avant (d'un réseau) et après (d'une équipe).

    Jeunes enfants peignant ensemble une grande fresque

    Première leçon avec une toile à quatre mains d'Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat : chacun des artistes est resté lui-même, c'est la tension entre les deux qui a fait le chef d'œuvre. Sortons de la concurrence pour entrer dans la complémentarité.

    > Reconnaissons nos forces et celles des autres

    Deuxième leçon avec une école d'art remarquable, le Bauhaus. Sa créativité découle de principes fondateurs : « faire du jeu une fête, d'une fête un travail, du travail un jeu ».

    > Valorisons les temps informels

    Troisième leçon avec un collectif d'artistes qui deviendront les impressionnistes : ils ont travaillé ensemble pour permettre le succès de tous.

    > Serrons-nous les coudes en gardant à l'esprit le sens du projet commun

    Quatrième leçon avec le projet fou de redresser une obélisque au Vatican : c'est quand tout semblait perdu que l'architecte urbaniste a pensé à profiter de l'aide du marin de passage.

    > Demandons de l'aide avant d'en avoir besoin

    Cinquième leçon avec le désir de Frida Kahlo de faire comprendre sa souffrance par la peinture : la malédiction du savoir conduit à créer l'opacité tandis que nous cherchons à expliquer. Rien ne vaut une métaphore.

    > Adaptons nos propos à nos interlocuteurs

    Et un bonus avec trois amis réunis pour peindre le même héron : finalement Renoir a choisi de peindre Bazille peignant le héron.

    > Observons et saluons les efforts des autres

    Quelle est votre plus belle contribution à l'art du collectif ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir, le 27 septembre 2018 : L'art du collectif, poser un autre regard sur nos métiers et nos pratiques.

  • L'inconnu

    J'avais reçu un appel totalement inattendu, une invitation à entreprendre une démarche qui représentait un engagement conséquent et dans la durée. Je ne m'y reconnaissais pas du tout. Je ne comprenais pas du tout dans quel but.

    Oser la confiance

    Pourtant je percevais que c'était un appel de la vie, alors j'avais décidé de faire confiance. J'avais répondu favorablement et tout mis en place pour démarrer.

    Il restait un mois avant que cela se concrétise. Curieuse période où j'étais tout à la fois heureuse de l'invitation reçue et de la confiance avec laquelle j'y répondais et complètement vide d'énergie, épuisée physiquement, incapable du moindre signe d'enthousiasme.

    L'image qui me vient est celle du reflux de la vague. Elle va repartir à l'assaut de la plage : en surface l'eau semble déjà prête mais au raz du sable elle fuit encore sous la surface.

    Vague refluant sur le sable

    Ce que j'en ai compris ? Une part de moi ne savait pas y croire : trop inconnu.

    L'énergie d'y croire

    L'énergie est revenue lorsque l'expérience a commencé, me permettant d'imaginer un peu la suite. Je n'en suis qu'au début de l'histoire et elle m'attire en des contrées tellement inconnues que je vis encore régulièrement des périodes de reflux...

    Et vous dans quel domaine osez-vous avancer vers l'inconnu ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr