Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Paule Terreaux - Page 3

  • Libre de son corps

    Le conférencier développait différentes façons d'apprendre selon les personnes. Il évoquait celles qui ont besoin de bouger, illustrant son propos en décrivant celles dont le pied se balance sous la table tandis qu'elles réfléchissent : « Vous comprenez, c'est comme le balancier de l'horloge. Si vous le bloquez, l'horloge s'arrête. » L'image m'a choquée. C'est que j'ai souvent pesté contre ces jambes qui tressautaient sous la table. J'ai souvent eu envie de les stopper net !

    Certains ont besoin de bouger pour apprendre ou réfléchir

    Cela a probablement aidé à ce que, par la suite, je m'amuse de voir mon fils plonger la tête dans le canapé et dresser ses jambes vers le plafond pour apprendre sa leçon, ou encore tourner en rond tel un sioux autour de mon fauteuil tandis que je le faisais réciter.

    tête en bas;

    Je ne sais pas comment ça se passe habituellement à l'école mais j'imagine que cela s'est bien assoupli ces dernières décennies. En tout cas, lorsqu'après une séance de coaching collectif dans une grande salle où toutes les tables avaient été repoussées contre les murs, j'ai proposé aux étudiants de prendre un temps pour rédiger les acquis du semestre, je me suis beaucoup amusée des façons dont ils se sont installés, toutes plus originales les unes que les autres !

    Dans l'accompagnement individuel c'est aussi un paramètre important : le corps a besoin de se sentir libre pour laisser la transformation se faire.

    Le corps a besoin de se sentir libre...

    Évelyne m'a demandé si elle pouvait enlever ses chaussures. Bien sûr. Christophe gesticulait sans trouver son confort, mal au dos. Alors j'ai proposé de sortir marcher. Avec Nathan les mots ne venaient pas, pourtant il était motivé par cet accompagnement qu'il payait de sa poche. Là aussi nous sommes allés travailler dehors. Nous avons marché à grand pas, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige !

    ... pour laisser faire ou participer à la transformation

    Avec Juliette les conditions étaient peu favorables, nous n'avions que deux chaises dans un petit bureau mis à disposition pour l'occasion. Quand, au cours du travail, je l'ai invité à trouver son confort elle a gesticulé un moment avant d'oser me demander si elle pouvait s’asseoir par terre. Mais cela ne suffisait pas. Cassée par le sport elle avait mal partout. Alors elle a fini allongée sur le dos dans le petit espace entre le bureau et le mur. J'étais un peu gênée mais elle pas du tout !

    Quelles sont ces situations où vous aimeriez pouvoir vous mettre à l'aise pour mieux apprendre, réfléchir, goûter un moment d'émotion... ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de déployer toutes mes capacités.

    Je prends RDV avec Paule

  • Lâcher prise

    Sans doute connaissez-vous des personnes qui voulaient tellement, qui ont tout essayé sans jamais obtenir ce qu'elles désiraient, jusqu'au jour où elles ont lâché prise, tourné la page, et là, ironie du sort, ce qu'elles n'attendaient plus s'est produit.

    Parfois la volonté fait obstacle !

    lâcher prise

    C'est typiquement le couple qui essayait depuis plusieurs années de faire un enfant. Leur vie entière tournait autour de ce projet. Plus personne n'osait demander des nouvelles. Et puis un jour ils sont passés à autre chose, ils ont acheté une maison, se sont lancés dans des travaux... et un bébé s'est annoncé.

    Peut-être que vous trouvez cette histoire agaçante, parce que vous-même vous êtes en train de vous bagarrer à essayer d'obtenir quelque chose qui ne vient pas. Pourtant vous avez fait tout ce qu'il faut mais cela n'aboutit pas : réussir un concours, trouver du travail, faire aboutir un projet... De fait, il n'y a peut-être rien à faire de plus, et peut-être même qu'il vaudrait mieux en faire moins.

    Vérifier que les moyens sont en place...

    Je savais tout cela. J'avais consacré plusieurs année à lancer mon activité, faisant tout ce qu'il fallait pour qu'elle démarre correctement, y mettant beaucoup d'énergie. Le résultat était là mais elle ne prospérait pas vraiment. Je pensais bien que cela se débloquerait le jour où je lâcherais prise. Je m'étais même donné un objectif qui faisait rire les autres : travailler moins pour gagner plus. Ce n'était pas encore tout à fait du lâcher prise !

    ... et laisser faire la vie

    La suite a donné raison à mon intuition. Plusieurs éléments ont contribué à mon lâcher prise : cesser de regarder en arrière le chemin parcouru, me donner les moyens de l'étape suivante, déléguer pour être davantage disponible... et les sollicitations se sont mises à affluer. Étonnant.

    Et vous, dans quel domaine auriez-vous besoin de lâcher prise ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie d'un coup de pouce pour lâcher prise.

    Je prends RDV avec Paule

     

  • Accélération

    Il y a de nombreuses façons de constater que notre société évolue à grande vitesse. Pour ma part c'est au contact des jeunes que j'en prends le plus conscience. Cela fait six ans que je les accompagne dans leur orientation. C'est à la fois beaucoup d'expérience et pas tant d'années que ça. Pourtant, plusieurs fois déjà, j'ai remarqué comme des changements de génération.

    Des générations qui se succèdent

    La première fois j'avais sollicité une supervision car je m'inquiétais : certains lycéens n'adhéraient pas comme d'habitude à l'idée de se construire un projet. Cathy m'avait éclairée : ce n'est pas de ton côté qu'il faut chercher. Ce sont les jeunes qui ne sont plus les mêmes. Avec tous les collègues nous constatons la même chose. Beaucoup n'ont plus envie de se projeter dans un métier et même dans des études longues.

    Soit. Je prévenais déjà les parents que le projet de leur enfant risquait de changer plusieurs fois en cours de parcours... ce n'était plus le sujet. Changement de génération.

    Des adolescents en recul par rapport au monde des adultes

    Dernièrement j'ai été frappée par un nouveau constat. J'accompagne de nombreux étudiants lors de leur arrivée en école d'ingénieur après les classes préparatoires. Très souvent ils se sont concentrés sur la réussite des concours et ils n'ont pas encore vraiment réfléchi à leur avenir. Parfois ils ont déjà un vrai projet. Quoi de neuf dernièrement ?

    « Jusqu'à il y a quelques mois je savais exactement ce que je voulais faire mais quand je vois ce qui se passe... je n'ai plus envie, je ne sais plus ce que je veux faire. » Pour Morgane il est question d'informatique et c'est la privation de liberté qui l'effraie. C'est déjà le cas, insiste-t-elle. On est tous concernés !

    Des jeunes critiques par rapport à ce que nous leur proposons

    « Je ne suis pas spécialement attirée par ces disciplines mais quand je vois ce qu'on s'apprête à y faire je me dis qu'il faut absolument suivre ça de près, travailler dans le domaine pour savoir. » Pour Quentin il s'agit de bio-mécanique et c'est l'idée qu'on modifie l'être humain qui l'effraie. Ça risque de nous échapper, poursuit-il !

    Pas facile pour ces jeunes de se projeter dans l'univers professionnel avec cette conscience aiguë de ce qui se dessine et qu'ils rejettent, à l'image de la mobilisation massive de la jeunesse quant à l'avenir de la planète.

    Accélération (climat-jeune).jpg

    Un avenir qui leur appartient

    Ils nous bousculent et, plus que jamais, nous ne pouvons que les laisser inventer leur avenir. Personnellement cela force mon humilité tandis que je les accompagne dans leur orientation.

    Et vous, comment vivez-vous les interpellations des jeunes générations ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de cultiver l'ouverture.

    Je prends RDV avec Paule