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14/03/2019

Laisser conclure

J'avais appris ça en formation de coach : ne jamais conclure à la place du client, même quand tout ce qui précède semble aller dans le même sens.

Agathe hésitait entre deux pistes pour la suite de son parcours. Je l'invitais à préciser ce qui l'attirait dans l'une et l'autre option. Pas grand chose. L'une était simplement la voie la plus classique. Pour l'autre, appelons-là Norvège, elle évoquait un maigre avantage mais sans aucun enthousiasme, d'autant qu'elle citait aussi pas mal d'inconvénients. A vrai dire elle n'avait envie de rien et elle ne voyait guère à quoi pourrait servir l'heure de coaching dont elle bénéficiait dans le cadre de ses études.

Puisque l'échéance du choix approchait, j'ai suggéré qu'on y travaille malgré tout. J'ai proposé d'élargir la réflexion. Quelles pouvaient être les autres pistes ? Je l'invitais à sortir des classiques, à envisager des idées décalées, à s'autoriser les plus surprenantes. Ce faisant, je la voyais se prendre au jeu : en même temps qu'elle se projetait dans les différentes hypothèses, elle sortait de son apathie et même elle s'animait.

Grenouille hors du cadre

Nous terminions sur une option plausible qui semblait plus particulièrement lui plaire. Alors j'ai questionné : « après cette exploration où en êtes-vous de votre choix ? » Et là, surprise : « Je vais choisir la Norvège. Ce n'est pas très logique mais j'ai envie. »

Ne pas se fier aux apparences : elle ne manquait pas de motivation, mais d'autorisation. Du moment que je l'avais autorisée à tout envisager, elle pouvait se laisser guider par son intuition, même sans argument.

De quoi auriez-vous besoin pour vous accorder ce qui attire votre attention ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

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