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  • La peur de réussir

    Je tenais un stand pendant un salon. Plus exactement, j'avais installé mes deux fauteuils oranges, trois fois rien de décoration et j'accueillais tous ceux qui voulait échanger un moment. Une très belle expérience, riche de confidences, de désirs d'avancer, de petits bouts de chemin, de remerciements aussi.

    Jonathan était un de ces visiteurs*. Il me racontait depuis un moment ses envies, ses projets, ses galères passées aussi, qui ne l'avaient pas empêché d'en arriver là, un travail en CDI, déjà une belle progression. Mon jeune interlocuteur débordait d'énergie, de projets, il ne s'arrêtait plus... et je ne voyais pas en quoi notre échange pourrait lui être utile. Pour être honnête je me demandais même comment y mettre un terme.

    Écouter au delà des mots

    Je me ressaisis et je l'interromps : « Et si vous aviez peur, ce serait de quoi ? »
    Il s'arrête tout net. Il reste un moment en apnée et puis il lâche : « de réussir ? »

    Jeune garçon bombant le torse de fierté

    Il jette un œil pour vérifier mon nom et il me lance : « Madame Terreaux je vous aime ! »

    Reconnaissance d'avoir été entendu

    Qu'est-ce qui vous étonne le plus ? Sa vive reconnaissance ou qu'on puisse avoir peur de réussir ?
    Moi non plus je n'y croyais pas trop lorsque j'ai découvert cette peur dans une longue liste mais depuis je l'ai rencontrée bien des fois. Réussir ça peut nous mener dans des terres inconnues, déséquilibrer nos relations...

    Peut-être que Jonathan se reconnaît en me lisant. Alors à moi de le remercier et de lui souhaiter encore bien d'autres réussites.

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) le prénom a été modifié.

    J'ai envie d'oser réussir...

    Je prends RDV avec Paule

  • Prévenir la violence au quotidien

    La violence n'est pas seulement ce que la société montre du doigt. Cela va jusqu'aux compliments incessants dans la journée de travail d'une femme du BTP, alors qu'aucun de ses collègues hommes n'a la moindre remarque sur sa tenue, ou encore l'immanquable discussion qui s'engage, pour une demi-heure au moins, à chaque fois que Mohamed boit un verre d'alcool en société.

    L'essentiel de la violence n'est pas l'effet d'une intention, plutôt d'un défaut d'ajustement aux besoins de l'autre. Par exemple ceux qui souffrent ressentent l'indifférence comme une extrême violence.

    La violence est le défaut d'empathie

    La seule définition qui couvre toutes les réalités de la violence, c'est le défaut d'empathie. L'antidote à la violence, c'est donc la qualité du lien.

    L'antidote est la qualité du lien

    La qualité du lien se mesure. Elle dépend notamment de la diversité et de la qualité des jeux sociaux auxquels les personnes se livrent spontanément (pot de départ, repas en commun... il en faut au moins six).

    Corbeille de cacahuètes

    Quatre leviers améliorent la qualité du lien :

    Amplifier les liens existants

    Inutile d'en créer (fête ou autre), ça ne marche pas. En revanche ce qui existe en germe ne demande qu'à se développer.

    Multiplier les foyers de rencontre

    Un point d'attraction, un temps ou un espace spécialisé, protégé. Des choses toutes simples comme l'affichage de la page locale du journal.

    Renforcer l'engagement

    ... car tout consommateur devient ingrat. A l'inverse, si chacun doit apporter boisson ou cacahuètes, l'invitation à l'apéritif a beaucoup plus de succès.

    Mobiliser des outils très simples

    Les applications qui explosent sans la moindre publicité illustrent la force du lien.

    Nathan Stern, dont je résume ici le propos*, témoigne d'expériences très variées et de résultats souvent spectaculaires, toujours avec des moyens extrêmement simples et peu coûteux, une sacrée bonne nouvelle !

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) Nathan Stern donnait cette conférence au Club Stratégie et Avenir en 2015. Sociologue, il est soucieux de prévenir la violence au quotidien, il se définit comme ingénieur social et développe des applications pour créer du lien.

    J'ai envie de faire ma part dans mes relations.

    Je prends RDV avec Paule