Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Parents - Page 3

  • Nouvelle culture

    Nos façons d'être en relation ont évolué
    avec l'arrivée des écrans

    Serge Tisseron* l'explique par l'émergence d'une culture des écrans comme il y avait une culture du livre. L'une et l'autre véhiculent des repères et des valeurs spécifiques. De l'une à l'autre se produisent 4 grands changements.

    enfant, livre, ordinateur

    Dans la relation au savoir

    • hier c'était la culture du Un (un seul lecteur, un seul auteur, imprimé c'est définitif...) et le savoir descendait verticalement,
    • aujourd'hui c'est la culture du Multiple (à plusieurs derrière l'écran, plusieurs créateurs, tout est provisoire...) et le savoir se déploie horizontalement dans des directions multiples.

    Dans la relation aux apprentissages

    • hier avec les dimensions Temporalité et Mémoire (pensée verbale linéaire, attention approfondie...) l'apprentissage se faisait par répétition,
    • aujourd'hui avec les dimensions Spatialité et Innovation (pensée en image spécialisée, hyper-attention, mémoire de travail...) l'apprentissage se fait par changement de stratégie et inhibition des apprentissages antérieurs.

    Dans la relation à l'identité

    • hier une Identité unique, stable conduisait, pour se protéger du conflit entre désirs et interdits, à refouler ses désirs,
    • aujourd'hui avec des Identités multiples, se protéger du conflit entre dépendance et séparation conduit au clivage.

    En matière de liens et de sociabilité

    • hier la proximité était Physique, avec ses proches, et l'on ne dévoilait pas trop son intimité pour préserver son appartenance au groupe,
    • aujourd'hui la proximité est motivée par le Partage d'intérêts, à travers toute la planète, et l'on cultive l'appartenance en exposant ses expériences les plus intimes (il se trouve toujours quelqu'un pour s'y reconnaitre !)

    Les deux cultures sont amenées à coexister

    Les deux cultures ont chacune des avantages : le livre permet de s'approprier son histoire, les écrans développent l'intelligence visiospatiale et la capacité à faire face à l'imprévisible...

    Les deux cultures sont amenées à coexister et les générations actuelles à s'enrichir mutuellement des ressources qu'elles tiennent de l'une et l'autre culture.

    Qu'avez-vous de précieux à partager et à recevoir ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 27 juin 2019 : Mieux comprendre les mutations sociétales et identitaires liées à la culture des écrans

    J'ai envie de voir les choses du bon côté.

    Je prends RDV avec Paule

  • Alarme injustice

    Comment obtenir le meilleur des gens ?

    Jean-François Bertholet* énumère les pistes qui ont été explorées en entreprise. On a d'abord cru :

    • qu'il fallait offrir de meilleures conditions de travail. En fait non, cela retient le personnel mais sans performance supplémentaire.
    • qu'il fallait proposer des mesures incitatives. En fait c'est l'inverse car cela démotive les autres et détruit le collectif de travail.
    • qu'il fallait cultiver l'attachement. Mais les plus jeunes retiennent leur engagement et c'est de toute façon mauvais pour l'innovation.

    En réalité, c'est lorsqu'on se trouve traité de manière juste que l'on se donne le plus. Inversement c'est parce qu'on ressent une injustice que l'on réduit sa contribution.

    "Si c'est juste je contribue, sinon..."

    L'être humain est en effet ultra social. Une zone de son cerveau est dédiée à cette question permanente : est-ce que c'est juste ? Si oui, je contribue. Si non, je cherche à ce que justice soit rendue. Car, si justice n'est pas rendue, le groupe est en péril. C'est ce qui explique le plaisir à voir quelqu'un échouer quand on pense qu'il le mérite.

    Quand les gens lèvent le pied, trichent, volent, c'est parce qu'ils ressentent une injustice. D'une certaine manière ils se font justice !

    Et c'est bien de ressenti qu'il est question. Comme l'alarme incendie qui se déclenche parce qu'il y a de la fumée, sans vérifier s'il y a le feu, notre alarme injustice réagit au ressenti sans vérifier.

    fumée

    Comment favoriser le sentiment de justice ?

    • En distribuant de manière juste. Mais les gens se comparent au meilleur, aussi vaut-il mieux éviter la transparence sur ce qui est donné et privilégier la transparence sur la façon de faire.
    • En procédant de manière juste. C'est par exemple en donnant aux personnes la possibilité d'exprimer leur point de vue (et en les écoutant !). C'est aussi en leur donnant la possibilité de faire des choix.
    • En étant juste sur le plan relationnel. C'est notamment en étant sincère, en donnant des explications, en manifestant de la considération.

    Pour satisfaire toutes les sensibilités, il faut travailler ces trois axes. Les efforts pour distribuer juste ne seront pas toujours reconnus, mais si l'on est juste sur la manière de faire et surtout, si l'on est juste sur le plan relationnel, on nous le pardonnera davantage !

    Pour quelle personne juste avez-vous eu envie de donner le meilleur de vous-même ? Et en quoi réussissez-vous à l'imiter ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    (*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 23 mai 2019 : "La justice organisationnelle : le sentiment d'injustice au travail ou la revanche silencieuse des salariés"

    J'ai envie d'être plus juste...

    Je prends RDV avec Paule

  • Tous les mêmes questions

    C'est incroyable ce qu'on peut tous poser les mêmes questions !

    Lorsqu'on croise un enfant : tu as quel âge ? Et tu es dans quelle classe ?
    J'en connais qui détestaient la question. Ah bon, tu as sauté une classe ?
    Et j'imagine pour ceux qui en ont redoublé une !

    Bonhomme interrogatif

    Pour les adolescents il y a aussi une question rituelle : tu sais ce que tu veux faire plus tard ?

    La question de l'orientation

    Non je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard et cette question me mettait très mal à l'aise. Personne n'en a rien su mais c'était une période pénible pour moi : au collège, au lycée, en études supérieures, dans mon premier emploi...

    J'avais presque 30 ans quand j'ai compris ce que je voulais faire de ma vie. Je commençais à le découvrir dans mon travail et dans mes loisirs et j'ai été invitée à le remarquer et y mettre des mots à l'occasion d'un bilan de compétences : je veux m'épanouir et aider les autres à s'épanouir.

    Un projet qui donne envie

    C'est ce que j'ai continué à faire dans l'entreprise et dans la vie associative. Puis quand je suis devenue coach j'ai eu à cœur de me former pour accompagner tout spécialement les jeunes face à cette question.

    Non pas pour qu'il trouve LA réponse (la bonne voie, disent-ils ; sans perdre de temps, ajoutent les parents). Je veux juste les aider à en trouver une, celle du moment : un projet qui leur donne envie de se lever, d'avancer. C'est beaucoup et c'est suffisant. Ils ont toute la vie pour trouver leur chemin, parmi des routes qui pour beaucoup n'existent pas encore, qu'ils vont peut-être contribuer à tracer.

    Et vous, vous en êtes où sur ce chemin ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

    J'ai envie de changer de voie.

    Je prends RDV avec Paule