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Lycéens Etudiants - Page 2

  • Sans motivation

    Pierre vient me voir pour travailler sur son manque de motivation.

    Il a les capacités, sans quoi il ne serait pas là, dans cette école d'ingénieur à laquelle il a accédé par concours. Il est bien intégré, il a des amis. Mais il n'arrive pas à se mettre au travail et il a déjà dû redoubler une fois. Il a peur que cela se reproduise.

    Transformer le problème en objectif

    J'aide Pierre à préciser ce manque d'envie, comment cela se manifeste en lui, ce que cela lui évoque. Puis je l'invite à exprimer ce qu'il voudrait à la place. Nous prenons le temps de laisser venir les mots, le ressenti, les images. Nous explorons tout ce que cela changera pour lui, toute la satisfaction qu'il éprouvera.

    Rendre l'objectif attirant

    C'est une méthode que je pratique très souvent. Elle comporte autant d'étapes que nécessaire, jusqu'à ce que la personne trouve son objectif, tellement attirant qu'elle s'y engage pleinement.

    Ce jour là, pourtant, je suis déstabilisée.

    Pierre a formulé « j'avance droit et confiant ». Quand je demande si cet objectif en vaut vraiment la peine, j'entends un tout petit oui.
    Pierre se racle la gorge, ses yeux brillent.
    « Qu'y a-t-il dans ses larmes ? »
    Elles coulent sur ses joues.
    « Je suis perdu, dans le brouillard. »
    ...
    « Est-ce qu'il se pourrait que ce soit dégagé derrière le brouillard ? »
    « Oui »

    Arbre dans le brouillard

    Mettre en route la transformation

    D'habitude je propose de faire ensemble le premier pas vers l'objectif. Cette fois-ci, nous avons foncé à travers la pièce, pour en sortir au plus vite de ce brouillard !

    Quel manque de motivation aimeriez-vous transformer pour en sortir au plus vite ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

  • Diversion

    Nous avons trois centres d'intelligence et d'énergie. Le saviez-vous ?

    Mieux se connaître

    Beaucoup de personnes méconnaissent cette réalité qui gagne pourtant à être connue si l'on veut utiliser au mieux ses ressources : sa tête, son cœur et son corps.

    J'ai déjà évoqué l'intérêt de reconnaître quel centre est plus particulièrement à l'œuvre chez nous quand il est question :

    C'est également précieux lorsque nous tournons en rond, incapables de passer à la suite. Que se passe-t-il ? Dans quoi restons nous embourbés ?

    • Des cogitations incessantes (tête)
    • Des émotions qui nous submergent, inconfortables ou tellement agréables ! (cœur)
    • Une inertie ou une agitation (corps)

    Une personne pousse une voiture embourbée

    Mobiliser les bonnes ressources

    Nous voudrions nous en extraire mais nos efforts sont vains. C'est là qu'il est intéressant de se rappeler que nos ressources sont multiples. Nous ne sommes pas que cette tête, cet émotionnel ou ce corps. Quel autre centre pouvons-nous appeler à la rescousse ?

    Arthur en a marre de sa difficulté à se mettre en action.
    « C'est physique, donc. Que se passe-t-il dans ces moments là ? »
    « La douceur de mon cocon. »
    « Émotionnel donc. Il reste la tête. Comment la solliciter ? »
    Arthur s'éclaire. Oui bien sûr, il a déjà remarqué : rien de tel qu'un défi : 37x21= ?... 777 ! et le voilà reparti.

    Et vous, comment savez-vous faire diversion pour redémarrer ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr

  • Laisser conclure

    J'avais appris ça en formation de coach : ne jamais conclure à la place du client, même quand tout ce qui précède semble aller dans le même sens.

    Agathe hésitait entre deux pistes pour la suite de son parcours. Je l'invitais à préciser ce qui l'attirait dans l'une et l'autre option. Pas grand chose. L'une était simplement la voie la plus classique. Pour l'autre, appelons-là Norvège, elle évoquait un maigre avantage mais sans aucun enthousiasme, d'autant qu'elle citait aussi pas mal d'inconvénients. A vrai dire elle n'avait envie de rien et elle ne voyait guère à quoi pourrait servir l'heure de coaching dont elle bénéficiait dans le cadre de ses études.

    Accompagner dans la réflexion

    Puisque l'échéance du choix approchait, j'ai suggéré qu'on y travaille malgré tout. J'ai proposé d'élargir la réflexion. Quelles pouvaient être les autres pistes ? Je l'invitais à sortir des classiques, à envisager des idées décalées, à s'autoriser les plus surprenantes. Ce faisant, je la voyais se prendre au jeu : en même temps qu'elle se projetait dans les différentes hypothèses, elle sortait de son apathie et même elle s'animait.

    Grenouille tombant d'un cadre

    Nous terminions sur une option plausible qui semblait plus particulièrement lui plaire. Alors j'ai questionné : « après cette exploration où en êtes-vous de votre choix ? » Et là, surprise : « Je vais choisir la Norvège. Ce n'est pas très logique mais j'ai envie. »

    Laisser choisir

    Ne pas se fier aux apparences : elle ne manquait pas de motivation, mais d'autorisation. Du moment que je l'avais autorisée à tout envisager, elle pouvait se laisser guider par son intuition, même sans argument.

    De quoi auriez-vous besoin pour vous accorder ce qui attire votre attention ?

    Paule Terreaux
    www.pauleterreaux.fr